Privacy by design : mettre les données personnelles au coeur de votre stratégie

Parmi les éléments différentiant une entreprise de ses concurrentes, la stratégie relative à la protection des données personnelles est de plus en plus importante. J’ignore si les données sont le nouvel or ou non mais les européens sont de plus en plus soucieux de la gestion des données personnelles par les entreprises à qui ils les confient.

Un concept : le privacy by design met au cœur de la stratégie de l’entreprise les données personnelles gérées. Le privacy by design n’est pourtant pas nouveau. L’idée a été développée il y a plus de 25 ans par Ann Cavoukian, Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’État d’Ontario au Canada. Cette idée est également au centre du RGPD qui entre en vigueur dans quelques mois.

Qu’est-ce que le privacy by design ?

Le privacy by design permet de respecter le RGPD et les données personnellesLa Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée est partie de l’idée que toute nouvelle technologie permettant de traiter des données personnelles devait garantir, dès sa conception, le plus haut niveau possible de protection pour ces données. Ce même principe doit naturellement prévaloir lors de chaque usage de ces données. Ce sera également le cas si cet usage n’avait pas été prévu à l’origine.

Le privacy by design est la réponse logique à la multiplication des traitements de données personnelles par des acteurs proposant des technologies et des objets à usage quotidien. En effet ces technologies et objets recueillent toujours plus de données personnelles sont maintenant plus interconnectés les uns aux autres. C’est le cas notamment des smartphones enregistrant l’activité quotidienne de leurs propriétaires à travers des bracelets et des applications dédiées.

Ce concept est également une réponse aux stratégies de collecte et d’utilisation de données personnelles abusives d’entreprises qui tentent par tous les moyens de décourager leurs clients ou des tiers de protéger au mieux leurs données personnelles. Ces entreprises multiplient pour cela les procédures longues, compliquées et surtout en changent souvent. C’est une stratégie payante à court terme mais désastreuse à plus long terme : elle détériore l’image de marque de l’entreprise.  [Lire la suite]

Facebook à l’épreuve des 5 principes de l’effectuation

J’ai présenté dans un article précédent les 5 principes de l’effectuation. Ces principes et la démarche associés semblent faciles à mettre en œuvre. Mais, que ce passe-t-il dans la réalité ? Y-a-t’il un exemple ou cela marche ? L’effectuation peut-elle tenir toutes ses promesses. C’est ce que je vous propose en appliquant la démarche à une jeune entreprise de 13 ans, Facebook.

Je vous propose de reprendre les 5 principes de l’effectuation et de voir si la démarche fonctionne si on l’applique à ce réseau social.

1. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »

C’est le premier principe de la démarche. En février 2004, au moment du lancement de Facebook, il n’y a pas encore de véritable marché pour les réseaux sociaux. Il existe toutefois un site baptisé My Space qui a été lancé en août 2003.

Voyons de quels moyens dispose Mark Zuckerberg [EN] dispose pour se lancer ?

La personnalité de Mark Zuckerberg

Il est important de consacrer quelques développements à Mark Zuckerberg, créateur de Facebook pour comprendre la genèse de ce qui allait devenir Facebook. La personnalité de l’entrepreneur est en effet le premier moyen à analyser !

Ainsi, Mark Zuckerberg a commencé à coder quand il était en « middle school », le collège américain. Son père lui a appris le basic sur Atari. Pendant qu’il est au lycée, Mark Zuckerberg prend des cours de programmation au Mercy College [EN] à New-York.

Par ailleurs, il développe à cette période un programme, « ZuckNet » pour permettre aux ordinateurs du cabinet dentaire de son père et ceux de leur domicile de communiquer entre eux. Toujours au lycée, il code un logiciel appelé Synapse Media Player qui apprend les habitudes d’écoute de ses utilisateurs. Cette activité est faite sous le nom de Intelligent Media Group.

Effectuation et innovation : le cas de FacebookÀ son arrivée à Harvard, Mark Zuckerberg avait déjà la réputation d’être un prodige de la programmation. Il y étudie la psychologie et la programmation informatique. Il y créé Facemash qui permet aux étudiants de sélectionner la plus belle personne en fonction de photographies présentées par le logiciel. Ce programme a été rapidement interdit par l’administration de l’université. [Lire la suite]

Comment les entrepreneurs réussissent : 5 idées reçues à combattre

Il y a beaucoup d’idées reçues quant à la réussite des entrepreneurs. Parmi ces idées toutes faites, je vous propose d’en remettre en cause 5 parmi les plus importantes. Je vais les aborder successivement en commençant par l’un des commandements de Steve Jobs : suivre son rêve.

1. Suivre son rêve

Même si suivre son rêve est un des principes fondamentaux préconisés par Steve Jobs, il faut savoir raison garder. Tout n’est pas à jeter dans le fait de suivre son rêve mais il faut garder les pieds sur terre et voir quelle partie du rêve est primordiale.
L’aspect important du rêve est la destination, le but poursuivi : le chemin à emprunter a, en réalité, beaucoup moins d’intérêt : tous les chemins mènent à Rome. Se focaliser sur un chemin déterminé risque d’être un frein si ce dernier s’avère être une impasse.

-> Garder en tête la destination et saisissez les occasions qui se présentent en cours de route, dans une démarche d’effectuation.

2. Créer un produit que le marché achètera

C’est tentant de créer de zéro un produit dont on sait que le marché voudra, à condition que les actions marketing et commerciales soient bien faites, quitte à être envahissantes. Gaver le marché de publicité pour un produit n’est pas le meilleur moyen de le vendre, surtout si personne n’attend ce produit et ne semble en vouloir. Cette démarche est énergivore et très onéreuse.

La patience ne paiera pas ! [Lire la suite]