Maître Corbeau sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.

Jean de la Fontaine, précurseur du story tellingCette phrase raisonne comme une madeleine pour beaucoup d’entre nous. Pour d’autres, ce n’est pas un bon souvenir. Il s’agit de la première phrase du Corbeau et le renard, fable de Jean de la Fontaine.

Oubliez le traumatisme de l’apprentissage par cœur à l’école de ces fables et prenez un peu de recul pour analyser ces textes et voir ce qu’ils peuvent nous apporter.

Jean de la Fontaine, précurseur du storytelling

Évoquer Jean de la Fontaine peut sembler curieux quand on veut parler de storytelling, notamment pour un produit ou une marque. Pourtant ses fables sont des modèles du genre pour mettre en place votre stratégie de contenu.

Prenez quelques temps pour relire quelques unes des 240 fables de cet auteur classique.

Vous noterez que les protagonistes sont des animaux anthropomorphes et que les fables se terminent par une morale.

L’objectif de l’auteur est de raconter une histoire amusante qui se conclut par un message.

Cela ne vous rappelle rien ? C’est la fonction du storytelling : raconter une histoire qui se conclut par une maxime ou mieux, par un appel à l’action !

Il est bien plus facile de faire passer une idée en racontant une belle histoire. Mais, qu’est-ce qui fait une bonne histoire ? C’est ce que nous allons voir !

Raconter une belle histoire

storytellingJe vous propose de prendre comme exemple Le corbeau et le renard, probablement la fable la plus connue pour voir comment Jean de la Fontaine s’y prenait pour raconter son histoire et emmener ses lecteurs là où il le souhaitait.

Toutes les histoires ont un point de départ. Ce point de départ permet de répondre à 4 questions :

  • Qui : le héros de l’histoire. Dans l’exemple que j’ai pris : Maître Renard.
  • Quoi : il s’agit de la situation initiale du héros de l’histoire : Maître Renard sent le fromage qui lui aiguise l’appétit.
  • Quand : il s’agit du contexte historique de l’histoire. C’est un des cadres de l’histoire. Ce cadre n’existe pas ici, il n’est pas important.
  • Où : c’est l’autre cadre de l’histoire. Maître Corbeau est sur un arbre et Maître Renard à son pied.

Ce héros doit avoir un but. Ici, Maître Renard souhaite récupérer le fromage de Maître Corbeau.

Le héros de l’histoire doit également faire face à un ou plusieurs obstacles . Maître Renard doit tromper Maître Corbeau pour récupérer le fromage convoité.

Le but de l’histoire : Je laisse à votre sagacité la leçon qu’il faut tirer de la fable !

Quelques conseils pour rédiger votre texte

Au delà des impératifs de narration de l’histoire il y quelques éléments à garder en tête lors de la rédaction de votre histoire.

N’oubliez pas votre audience

L’audience visée lors de la rédaction de votre texte est un élément dont il faut tenir compte. On ne s’adresse pas de la même manière à un professionnel, à un consommateur, à un jeune ou à une personne plus âgée. Les supports ne sont pas non plus les mêmes !

Restez simple

Il faut rester le plus simple possible dans la rédaction ou la réalisation de votre contenu. Pour reprendre l’exemple du Corbeau et du Renard, le texte fait 135 mots. On est loin des 300 mots recommandés pour un texte sur internet. Il serait pourtant dommage que la fable soit plus longue : elle n’en n’a pas besoin.

Vous avez un doute sur la nécessité de rester simple ? Lisez le blog de Seth Godin, l’une des référence en matière de marketing. Ses billets sont très courts et très percutants.

Jouez sur les coïncidences

Surprenez vos lecteurs avec des coïncidences dans le déroulement de votre histoire.

Construisez la fin avant le milieu

Penser la fin d’une histoire avant de rédiger le milieu de celle-ci vous permet de ne pas oublier votre objectif. Il s’agit, comme pour un chemin, de savoir où l’on va, avant de savoir quel chemin prendre. N’oubliez pas qu’il y a sans doute plusieurs chemins pour se rendre au même but. Essayez différents itinéraires et voyez lequel est le plus simple et le plus cohérent pour arriver à votre fin.

Recommencer n’est pas un problème et n’est pas une perte de temps

Il est tentant d’hésiter avant de publier une histoire par peur de se tromper, par autocensure parce qu’on pense qu’elle n’est pas aboutie. C’est normal et recommencer n’est pas grave. Ce n’est pas non plus une perte de temps comme on pourrait le penser. Il est possible que la première version de votre histoire soit la bonne mais ce n’est souvent pas le cas.

N’hésitez pas à remettre votre ouvrage sur le métier. N’oubliez pas non plus que certains supports sont éphémères, comme Snapchat où cette caractéristique fait partie des contraintes.

En conclusion, même si les fables de la Fontaine ont plusieurs siècles, la manière dont elles sont rédigées demeurent pertinentes dans le cadre de l’inbound marketing.

Vous avez d’autres techniques pour écrire ou produire du contenu qui interpelle vos clients ? Les commentaires sont ouverts !

Le storytelling : comment raconter une belle histoire pour sa marque

4 réflexions au sujet de « Le storytelling : comment raconter une belle histoire pour sa marque »

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