RGPD contre growth hacking : qui va gagner ?

Le growth Hacking est à la mode, pas seulement dans les start-up. Tout le monde s’y met, des livres sont publiés sur la question. Le growth hacking, c’est pour Frédéric Canevet :

une stratégie visant à obtenir une croissance forte et rapide, en détournant le système pour un résultat maximal avec un minimum de moyens.

Le point saillant du growth hacking, c’est le « hacking« , c’est à dire de stratégies que l’on qualifiera pour certaines d’entre elles, pudiquement de « limites ». Même les plus grands y trouve du charme :

C’est mieux d’être un pirate que de s’engager dans la marine.

Steve Jobs

Une autre notion devient de plus en plus à la mode. Elle est beaucoup moins amusante, voire rébarbative : le RGPD.

Question : le growth hacking est-il compatible avec le RGPD ? État des lieux de la question.

Les données personnelles : nerf de la guerre

Les données personnelles sont le nerfs de la guerreIl y a quelques années, les commerciaux utilisaient les pages jaunes pour contacter de futurs clients. Les données contenues n’étaient pas très précises et il était compliqué d’avoir les coordonnées du bon interlocuteur à contacter. Mais ça c’était avant !

Aujourd’hui, grâce à LinkedIn, il est extrêmement simple de trouver les bons interlocuteurs et surtout leurs coordonnées complètes. C’est d’autant plus simple qu’il y a des outils qui facilitent la tâche : extension dans les navigateurs, API, sites internet pour deviner les adresses mail si elles ne sont pas mentionnées. [Lire la suite]

Le RGPD va-t-il tuer l’email marketing ?

Il y a quelques semaines, la chaîne de pub anglaise Wetherspoons a renoncé à l’email marketing. Elle a pour cela effacé l’ensemble sa base de données d’e-mails clients. Volontairement. Pourquoi ?

Le risque de fuite de données personnelles

un risque de fuite de données personnellesEn 2015, l’entreprise a subi une fuite de sa base de données clients. Cette fuite de données n’est pas la première. D’autres entreprises ont subi une telle fuite de données personnelles. Par ailleurs, récemment, des entreprises ont été sanctionnées par des amendes pour avoir envoyé des e-mails à des personnes qui n’avaient pas explicitement donner leur accord pour cela. Ainsi, la compagnie aérienne Flybe a été condamnée à une amende de 70 000 £ part l’ICO, équivalent britannique de la CNIL, après avoir envoyé plus de 3 millions d’e-mails non sollicités.
Partant de ce constat, les dirigeants de Wetherspoons ont estimé que le jeu n’en valait pas la chandelle. Garder une base d’e-mails ne vaut pas la peine si la valeur ajoutée pour l’entreprise n’est pas suffisante. [Lire la suite]

RGPD : trois arguments pour convaincre vos dirigeants

RGPD : quatre lettres qui sonnent comme un épouvantail pour beaucoup d’entreprises. La date couperet arrive bientôt. Cette nouvelle réglementation est vue le plus souvent uniquement comme source d’une nouvelle obligation. C’est dommage.

On peut y voir une formidable source d’amélioration des pratiques internes. Cette amélioration concerne votre gouvernance interne, la confiance que vous accordent vos clients. C’est aussi l’occasion de vous poser la question de la valorisation de vos données qu’elles soient personnelles ou non.

Gouvernance interne et gestion des données

les arguments pour convaincre à propos du RGPDLe RGPD est l’occasion de revoir votre gouvernance interne et la manière dont sont gérées les données de l’entreprise.

Certains, ont tendance à vouloir d’abord le verre à moitié vide, d’autres à le voir à moitié plein. Les nouvelles contraintes qui seront imposées à compter de 2018 à toutes les entreprises peuvent être vues comme une opportunité pour elles pour gérer au mieux leur transformation numérique.

Les obligations nées du RGPD imposent de mettre à plat la gestion de l’ensemble des données de l’entreprise. Au premier rang de ces données on trouve bien sûr les données personnelles. Tous les services de l’entreprise sont touchés, chacun gérant un ensemble de données personnelles.

La direction des ressources humaines gère les salariés et à ce titre gère des données sensibles. La direction financière gère également des données personnelles, par exemple, les coordonnées des prestataires de l’entreprise. [Lire la suite]