Utiliser le modèle de Kano dans le Design thinking

Le modèle de Kano est un modèle théorisé par Noriaki Kano dès 1984. Il a constaté que la satisfaction et l’insatisfaction résultant chez un utilisateur de la perception d’un produit ou d’un service ne sont pas symétrique. Ainsi, d’après lui en effet, l’existence d’une caractéristique d’un produit ou d’un service peut satisfaire un utilisateur, sans que son absence ne provoque une sensation d’insatisfaction.

Utiliser le modèle de Kano dans une démarche de Design thinking ?

L’intérêt de ce modèle pour le Design thinking repose sur les éléments suivants :

  • Il part de la perception de l’utilisateur réel ou potentiel ;
  • Il prend en compte les attentes explicites mais permet de faire émerger les attentes latentes, non encore exprimées par l’utilisateur ;
  • et il permet de remettre en cause une fonctionnalité déjà existante et qui est sujette avec le temps à la banalisation, notamment en comparaison avec les produits ou services concurrents.

Ainsi, l’utilisateur est bien au centre du modèle de Kano, tout comme le Design thinking. Voyons maintenant quelles sont les fonctionnalités qu’analyse ce modèle.

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Qui doit avoir des idées innovantes ? L’entreprise ou son client ?

Les clients n’ont pas d’idées innovantes. C’est le titre d’un article très intéressant et critique sur la co-construction de nouveaux produits.

Je partage une partie de l’analyse : oui, malheureusement les clients ne sont pas toujours ceux qui ont les meilleurs idées.

Je ne vais pas reprendre les deux exemples développés dans l’article mais force est de constater que la démarche suivie par les deux entreprises citées n’est pas la bonne. La co-construction de nouveaux produits en faisant appel à ses clients est de plus en plus développée.

Les clients ont des idées innovantes

Il y a en matière d’innovation deux manière de voir les choses. La première, la plus simple : solliciter les avis de ses clients, sous forme de boîte de suggestion dans les lieux de vente ou directement en ligne. La seconde manière est d’observer ses clients utiliser ses produits et services. […]

5 obstacles au Design thinking

Ça y est, vous êtes prêt à lancer un atelier de Design thinking pour lancer ou améliorer l’un de vos produit ou service ? C’est bien mais prenez garde aux obstacles ! J’en ai identifié 5. Passons-les en revue et voyons les antidotes.

Zapper l’observation

L'observation est importante pour le Design thinkingIl peut être tentant pour les participants à un atelier de Design thinking de se passer de la phase d’observation des clients et des utilisateurs de leurs produits et services. Il savent : ils ont élaboré les produits, interrogé des clients au moment de la conception du produit. Combien de temps cela fait-il ? Il y a déjà, ouh là, bien 10 ans ! Ils ont en plus les retours clients fournis par le SAV et les enquêtes satisfactions lancées quand ils ont le temps.

Le risque à ne pas observer :

  • la conception du produit date d’il y a quelques années : les clients ont peut-être changé d’avis sur le produit et l’utilise différemment ;
  • les retours clients fait via le SAV ne sont que parcellaires. En effet, les clients qui se manifestent sont très minoritaires mais ils en parlent à leur entourage, ce qui participe à une mauvaise image de marque ;
  • les enquêtes satisfactions contiennent le plus souvent des questions à choix multiples et des questions orientées. Ce type de questionnaire ne permet pas à l’interlocuteur de s’exprimer librement et de livrer pleinement son opinion.

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Protéger une idée ?

Il y a à l’origine de chaque projet une idée, géniale, bonne, moins bonne, voire mauvaise : on ne le saura hélas qu’à la fin du projet.  En attendant le verdict, il semble logique de vouloir protéger cette idée, notamment contre ses concurrents.

Comment faire pour protéger une idée grâce au droit ? Ce n’est pas si simple !

Les idées ne sont pas protégeables par le droit

Comment protéger une idée ?Protéger une idée grâce au droit est d’autant plus difficile que le droit pose le principe de la non protection d’une idée, en tant que telle (Voir l’arrêt en ligne) .

Ainsi une entreprise ne peuvent engager la responsabilité de l’une de ses concurrentes sur le seul fait qu’elle a repris son idée. C’est la mise en œuvre de l’idée qui est protégée par le code de propriété intellectuelle, ce quelles que soient les modalités  : texte, photo, vidéo, code source… […]