Quelle stratégie pour trouver votre océan bleu ?

Personne n’aime la concurrence, pas plus vous que moi. Pourtant ne pas avoir de concurrent signifie qu’il n’y a pas de marché solvable. Il est pourtant possible de trouver un marché solvable sans concurrent, bref un paradis pour entrepreneur. Le secret ? La stratégie Océan bleu, exposée par W. Chan Kim et Renée Mauborgne, chercheurs au Blue Ocean Strategy Institute à l’INSEAD.
Ces deux auteurs expliquent que les entreprises peuvent être en mesure de créer une nouvelle demande dans un espace encore vierge de toute concurrence ce qui peut lui assurer une forte croissance et des profits élevés. Cet espace vierge, les auteurs l’appellent Océan bleu par contraste avec l’Océan rouge.

D’un océan à l’autre

Deux océans co-existent : un rouge et un bleu. Voyons qu’elles sont les caractéristiques de ces deux océans différents, en commençant par le plus commun.

L’Océan rouge : l’océan de tous les dangers

L’Océan rouge, c’est l’espace déjà connu par tout le monde. Chacun connaît l’ensemble des acteurs existants : clients, fournisseurs, partenaires, concurrents. Les règles sur cet océan sont connues de tous. Le but des entreprises est ici de dépasser ses concurrents en leur prenant des parts de marché en tâchant de ne pas en perdre soi-même.
Ici, le marché est vu comme un espace fini : le camembert que se partagent les concurrents ne peut s’agrandir que très difficilement et une part de marché gagnée, l’est au détriment de quelqu’un d’autre.
La compétition entre les différentes entreprises concurrentes se traduit souvent pas une lutte sanglante, d’où la métaphore de l’Océan rouge. […]

5 trucs pour aider vos équipes à trouver des idées

Tout le monde n’est pas un créatif né mais il est toujours possible d’aider ses équipes à trouver des idées. Je vous propose cinq  trucs simples pour aider votre équipe à trouver de l’inspiration et trouver de idées que vous pourrez mettre en place facilement et rapidement.

1. Quels sont les problèmes de vos clients ?

Le truc le plus simple est de partir des problèmes de vos clients. Il n’y a pas besoin d’investir beaucoup d’argent pour trouver les problèmes de vos clients. Il suffit de les observer et de voir quelle manière ils résolvent leurs problèmes et contournent leurs frustrations. Pour ce faire, allez où vos clients utilisent vos produits : dans la rue, dans les galeries marchandes, dans vos magasins et regardez-les…

Exemple de problèmes rencontrés et de solutions simples trouvées :

  • quelle idée pour retrouver sa voiture dans un parking ?Comment faire pour retrouver une voiture grise dans un parking où toutes les allées voire les étages se ressemblent ? Noter le numéro d’allée oui, mais où ? Regarder les voitures garées à côté ? Oui mais si elles partent avant vous ? Pourquoi ne pas mettre un autocollant sur la voiture pour la différencier des autres voitures grises et la reconnaître à coup sûr ? Pourquoi ne pas utiliser un smartphone pour photographier le numéro de l’allée ? Puisque vous gardez votre smartphone avec vous, vous aurez sur vous la bonne information pour trouver la bonne voiture !
  • Par ailleurs, dans les quartiers anglais où toutes les rues et les maisons se ressemblent, les parents peignent souvent la porte d’entrée dans une couleur vive pour aider leurs enfants à trouver la bonne maison. L’enfant n’a plus qu’à retrouver la porte de la bonne couleur !

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L’open innovation : comment l’utiliser efficacement

L’open innovation, c’est comme la prose : tout le monde en fait, sans même le savoir. Je vais vous montrer quel bénéfice vous pouvez tirer de cette démarche dans le cadre de votre innovation.  Il est difficile de savoir qui on doit impliquer dans l’innovation ouverte avant d’avoir définit le concept.

Une définition de l’open innovation

open innovation - NovolabL’innovation ouverte, permet d’ouvrir la démarche d’innovation à des tiers extérieurs à l’entreprise.  Cette ouverture peut être formalisée entre vous et votre partenaire ou non.

L’open innovation commence par la participation à un colloque en tant qu’invité puis en tant que participant où vous partagez une partie de votre savoir avec vos pairs. Le recours à des rencontres dans le cadre de l’inter-profession fait également partie de ce processus. L’open innovation peut également venir d’une collaboration avec laboratoire universitaire.

Grâce à l’open innovation, innover n’est plus l’apanage de votre service recherche et développement. Le but de l’innovation n’est pas seulement faire progresser la technique, le recours à de l’aide extérieure est bien sûr la bienvenue. […]

Le Design thinking : une méthode au service de l’innovation

On entend de plus en plus parler de Design thinking. Je vous propose de vous montrer l’intérêt de cette méthode dans le cadre d’une démarche d’innovation. Combiner le Design thinking et l’effectuation est tout à fait possible et même souhaitable. Comme l’effectuation, le Design thinking est une démarche de type “bottom-up“, qui doit partir d’en bas et aller vers le haut.

Le Design thinking, une démarche non linéaire

Traditionnellement, une démarche d’innovation est linéaire avec un début et un fin. Ce n’est pas le cas du Design thinking où les étapes peuvent être simultanées et répétées. Robert McKim définit ce processus de la manière suivante : Express-test-Cycle.

Les principes du Design thinking

Christoph Meinel et Larry Leifer, de l’université de Stanford ont définis 4 principes pour utiliser le Design Thinking :

  • Résoudre des problèmesLa loi de l’Homme qui constate que toute activité de conception est social par nature et que toute innovation sociale conduit à un point de vue basé sur l’humain ;
  • La loi de l’ambiguïté qui impose aux participants de préserver de l’ambiguïté en se confrontant aux limites de leurs connaissances et de leurs capacités. L’idée est ici de s’autoriser à penser différemment. C’est l’idée du « sfumato » chère à Léonard de Vinci.
  • La loi de la re-conception qui précise que toute conception est, en fait, une nouvelle conception. Il en résulte que les changements technologiques et sociaux ne changent pas les besoins fondamentaux des gens.
  • La loi de la tangibilité : rendre les idées tangibles facilite toujours la communication et permet aux concepteurs d’utiliser les prototypes comme des moyens de communication.

Le Design thinking est particulièrement efficace pour résoudre les problèmes faibles, qu’il est difficile de résoudre parce qu’il est difficile de les définir en tant que tel. À défaut de définition réelle, il est difficile de voir la situation comme problématique : un élément manque, comme un mot sur le bout de la langue.

Dans ce cadre, la manière de définir le problème est primordiale. […]