Les trois caractéristiques de l’entreprise de demain – 1ère partie

L'entreprise de demain sera centrée sur l’humainLes articles et les études sur le devenir des entreprises sont légion. Chacun voit l’entreprise à travers un prisme particulier : ressources humaines, organisation, business ou marketing. Pourtant, une lecture transversale d’un grand nombre d’articles permet de faire ressortir les trois caractéristiques majeures vers lesquelles les entreprises doivent tendre pour assurer leur transformation et ne pas disparaître. Ces caractéristiques sont communes aux différents quelque soit le prisme avec lequel on voit l’entreprise.

L’entreprise du futur à trois caractéristiques majeure. Elle placera l’humain au centre, elle se simplifiera pour devenir plus agile et elle sera plus authentique.

1ère partie : L’entreprise de demain sera centrée sur l’humain

Se centrer sur l’humain, que ce soit un client ou un collaborateur est la voie à suivre pour les entreprises qui souhaitent se transformer. L’humain, c’est le client mais c’est également les collaborateurs qui chacun à leur niveau participent à la vie de l’entreprise.

Une entreprise centrée sur ses clients

Les entreprises doivent faire face à une méfiance grandissante de la part de leurs clients. Pour y faire face, elles doivent leur offrir une vraie valeur d’usage. Les entreprises ont, pour ce faire des outils à leur disposition.

Une méfiance grandissante des clients

Les outils technologiques pour suivre les prospects et les clients à la trace sont nombreux. Beaucoup entreprises ne se privent donc pas de les utiliser. Elles oublient pourtant que la méfiance des consommateurs va grandissante. Les entreprises épient, analysent le parcours  de leurs clients pour répondre à un besoin qu’ils n’ont pas encore exprimé.

Du point de vue de l’entreprise, rien de plus normal. Pourtant, les consommateurs qui le savent adaptent leur comportement. L’adoption massive des adbllocks est un symptôme patent de cette défiance grandissante. Le risque est d’arriver à une perte définitive de confiance du client dans l’entreprise.

À l’inverse, plutôt que de continuer cette course, d’autres entreprises ont choisi d’offrir à leurs clients une expérience enrichissante et un lien permanent.

Pour ce faire et être centrée sur ses clients, une entreprise doit bien construire ses offres  de produit ou de service avec un positionnement clair et avant tout une vraie valeur d’usage pour ses clients.

Les outils pour créer des offres pertinentes

Pour créer ces offres centrées sur ses clients, une entreprise a une palette d’outils à leur disposition. Lorsqu’elles développent de nouveaux produits elle peut recourir au concept de Minimum Viable Product (MVP) auquel a succédé le Simple Lovable Complete (SLC) Product. Se confronter le plus vite possible au marché visé est le but de ces deux méthodes.

Pour minimiser le risque et surtout aller vite, le MVP doit être petit et peu coûteux à construire. Mettre le produit dans les mains du client est censé permettre de l’adapter à ses besoins. C’est le sens de la citation de Reid Hoffman : « Si vous n’avez pas honte de la première version de votre produit, vous l’avez lancé trop tard ». Cette méthode pose toutefois un problème simple : qui, en tant que client veut utiliser un produit qui n’est pas fini ? Personne !

C’est pourquoi, ce concept a évolué pour répondre à la question de savoir quelles sont les caractéristiques idéales d’un produit à lancer ? Un produit doit être « Simple Lovable Complete » – SLC, pour avoir une chance de percer. Le produit doit être complet et utilisable. Il doit également être simple. Ce produit doit enfin être attrayant auprès des clients. En effet, le client est le juge de paix de l’intérêt d’un produit.

Deux autres méthodes sont importants pour rester concentrer sur les attentes des clients : le design thinking et le lean start-up. Ceux qui sont en charge de l’innovation d’abord dans les start-up puis dans les entreprises mais également dans toutes les autres organisations utilisent tous les jours ces deux méthodes. Le but de ces outils est de structurer l’innovation et de réduire les risques liés à l’innovation et notamment au fait que le client soit négligé.

Design thinking et Lean Startup sont des outils qui s’utilisent à des moments différents dans le développement de l’innovation. Les deux méthodes d’innovation n’ont pas la même finalité : poser correctement un problème et trouver une solution pertinente. Ces deux méthodes ont comme point commun d’être centrées sur les attentes des clients de l’entreprise.

Une entreprise centrée sur ses collaborateurs

Une entreprise centrée sur ses collaborateursCette mise en avant de l’humain n’est pas réservée aux clients de l’entreprise. Ainsi, en matière de ressources humaines, « L’inspiration pourrait bien venir des principes et des méthodes mis en œuvre à destination du client ». Cette inspiration n’est pas uniquement philanthropique. Le succès économique d’une entreprise est directement lié au niveau d’engagement des salariés. Malgré une satisfaction de façade, nombreux sont les collaborateurs qui ne recommanderaient leur employeur à un tiers.

La marque employeur doit absolument tenir ses promesses.

Une hiérarchie plus plate

Le management est maintenant plus horizontal grâce aux outils numériques qui existent. La hiérarchie est moins pesante ce qui convient parfaitement à la génération Y qui supporte moins bien que ses ainés la lenteur de l’entreprise.

L’utilisation des outils digitaux ne fait pas tout. Des entreprises vont encore plus loin et adoptent de nouveaux modèles organisationnels : holacratie et entreprise libérée. Dans les deux cas, la structure hiérarchique est plus plate et les collaborateurs sont plus libres de s’organiser. Le bien -être au travail s’en ressent.
Archétype des entreprises de service désincarnées, les ESN voient leur modèle rejeté par de plus en plus d’ingénieurs. Ainsi, comme les collaborateurs des entreprises, leurs salariés souhaitent davantage d’autonomie dans leur travail mais également choisir leurs missions sur lesquels travailler.

Une montée en puissance des freelances

À ce rejet de modèles organisationnels, s’ajoute aussi la montée en puissance des freelances dans les entreprises. Cela doit permettre de repenser le temps et l’espace de travail. « A bien des égards, les freelances sont en avance de phase sur toutes les transformations des entreprises ». Les Freelances s’affranchissent « des unités de temps, de lieu et d’espace ».

C’est particulièrement vrai pour les knowledge workers pour qui « la capacité à mobiliser ses capacités cognitives et à se concentrer sur une tâche exigeante requiert un environnement de travail particulier ». « La flexibilité du temps et du lieu de travail devient pour les travailleurs un critère de plus en plus important, souvent davantage que le confort du bureau en tant que tel ». Si une entreprise n’est pas en mesure de proposer un tel environnement favorable à ses collaborateurs au sens large, salarié et freelances, elle se prive bien sûr d’opportunités de développement.

L’intelligence artificielle au secours des collaborateurs

Au delà des bouleversements sociologiques un autre facteur entre en ligne de compte pour la mutation des entreprises : l’intelligence artificielle. La technologie, « bouleverse le modèle organisationnel de l’entreprise, l’Intelligence Artificielle modifie en profondeur les équilibres et les lignes de forces en action ». « Elle bousculera ainsi les modèles traditionnels de type fordiste pour développer de nouveaux schémas organisationnels au sein de l’entreprise faisant émerger une relation croissante collaborative homme-machine comme la cobotique ou la robotique industrielle dans le champ de la production ».

« L’intelligence artificielle devrait entraîner de profonds changements dans la manière de recruter, de diriger et d’évaluer les salariés d’une entreprise. Ces dernières vont logiquement privilégier les profils de candidats polyvalents, flexibles, ouverts aux changements  par rapport aux expertises pointues et figées ».

On le voit, la voie à suivre pour les entreprise est de miser sur l’humain, ses clients et ses collaborateurs. Ce n’est pas la seule caractéristique de l’entreprise de demain. Elle doit pour être efficace viser la simplicité. Ce sera l’objet de la seconde partie de cet article.

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