Valider une idée : 20 questions à poser

Valider une idée suppose de répondre à deux questions : a-t-on bien posé le problème et la solution envisagée est-elle bonne. Les méthodes pour trouver une solution deux questions sont différentes : design thinking ou lean startup.

Comme le souligne Frédéric Canevet dans son livre sur le growth hacking, il y a un risque d’être victime d’un effet tunnel et d’être victime d’un biais de confirmation.

Pour éviter un tel biais qui fausserait votre perception, vous devez écouter l’utilisateur que vous avez ciblé. Écoutez, vraiment !

Ne cherchez pas la solution, ce n’est pas le rôle de l’utilisateur. En effet, son rôle se borne à décrire son problème. Votre rôle est, en revanche, de comprendre les causes du problème.

Vous avez à votre disposition un adverbe magique : pourquoi. De plus, quand vous interrogez votre futurs clients, observez les, notez leurs émotions, leurs hésitations… Notez également leurs réactions quand vous relancer la discussion.

Ces échanges vont vous permettre de valider dans un premier temps votre problème et dans un second temps la solution.

Valider le problème

Dans cette première étape, votre objectif est de cerner l’utilisateur de votre future solution et de comprendre pourquoi il pourrait recourir à votre produit ou service. C’est pourquoi, vous devez rechercher et identifier les points douloureux de votre futur client, comme le fait un médecin quand il appuie là où cela fait mal.

Une série de questions à poser

Comment valider un problème ?Voici une série de questions qui pourront vous aider à trouver où ça fait mal :

  1. À quelle fréquence utilisez-vous… ?
  2. Pourquoi utilisez-vous… ?
  3. Pouvez-nous discuter de la dernière fois où vous avez utilisé… ?
  4. Que cherchez-vous à faire en utilisant… ?
  5. Pouvez-vous me décrire précisément comment vous utilisez… ?
  6. Pouvez-vous me montrer comment vous utilisez… ?
  7. Qu’est-ce qui ne vous plait pas en utilisant… ?
  8. Avez-vous déjà tenté de modifier la manière dont vous utilisez… ?
  9. Que se passe-t-il juste avant et après la survenue du problème quand vous utilisez… ?
  10. Combien seriez-vous prêt à payer pour régler le problème ?

Comment poser ces questions ?

Quand vous interrogez vos interlocuteurs, ne les interrompez pas. Ne restez pas davantage totalement silencieux ce qui pourrait rendre vos interlocuteurs mal à l’aise. Vous pouvez ainsi acquiescer de la tête pour faire comprendre que vous comprenez vos interlocuteurs. Cela les encouragera à continuer leurs explications.

De même, n’hésitez pas non plus à relancer le sujet en demandant pourquoi pour obtenir davantage de précisions.

Évitez également les questions fermées qui limitent la liberté de s’exprimer. Même si les questions ouvertes sont plus difficiles à traiter, leurs réponses offrent beaucoup plus de matière exploitable pour valider votre problème.

Incitez par ailleurs vos interlocuteurs à être le plus précis possible dans leurs explications. vous pouvez par exemple leur demander le nombre d’étapes nécessaires pour effectuer une tâche. Vous pouvez bien sûr laisser vos interlocuteurs faire des croquis ou des schémas pour faciliter leurs explications.

Enfin, une fois le problème validé, vient le tour de la validation de la solution.

Valider la solution

Comment valider une solution à un problème ?La principale question est ici de savoir où se créé la valeur pour votre utilisateur. De la même manière que pour la validation du problème, une série de questions peut vous permettre de trouver ce que veut vraiment votre utilisateur.

Avant de commencer à interroger vos interlocuteurs, vous devez être certain qu’ils font partie de votre clientèle cible. Pour être certain de la sincérité de vos interlocuteurs, vous devez faire en sorte qu’ils soient engagés. Pour cela vous pouvez demander leurs coordonnées pour, par exemple, les tenir informés de la suite de votre projet.

Une série de questions à poser

  1. Est-ce que … résout votre problème ?
  2. Quelle est la caractéristique principale, la plus utile de … ?
  3. Pourquoi … ne répond-il pas à votre problème ?
  4. Y-a-t-il des choses à faire avant d’utiliser … ?
  5. Est-ce que … ajoute un problème ?
  6. Utilisez-vous déjà quelque chose qui pallie le problème ?
  7. Qu’est-ce que vous aimez / n’aimez pas avec … ?
  8. Quels sont pour vous les avantages de … par rapport à ce qui existe déjà ?
  9. Quels sont les avantages de … pour les autres utilisateurs ? À qui pensez-vous ?
  10. Recommanderiez-vous … à vos amis, d’autres utilisateurs ?

L’art et la manière de poser ces questions

Cette validation de solution pourra être plus simple si vous avez recours à un prototype lors des interviews. De même, si votre idée est un nouveau service, vous pouvez avoir recours à des croquis ou des story-board pour expliciter les choses.

D’autre part, lors des interviews, vous devez limiter les biais auxquels seront confrontés vos utilisateurs. Pour ce faire, passez sous silence l’enjeu financier du projet, le nombre de prototypes et storyboard abandonnés. Ainsi, si votre utilisateur sait que votre projet présente un gros enjeu financier, il risque malgré lui d’abonder dans votre sens. Ce n’est pas ce que vous devez rechercher.

En effet, n’oubliez pas que vous essayez de valider une solution et une seule. Aussi, si de nouveaux besoins apparaissent ou de nouvelles fonctionnalités vous semblent pertinentes, garder l’information pour vous pour l’instant.

N’essayez pas d’en discuter avec vos interlocuteurs actuels. En effet cela risque de les perturber et d’influencer leurs réponses dans le mauvais sens.

Les nouveaux besoins et fonctionnalités mis au jour auront besoin de validation : de l’idée puis de la solution envisagée.

En conclusion, cela peut être l’occasion de faire pivoter votre projet, qui sait ?

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