Quelle stratégie pour trouver votre océan bleu ?

Personne n’aime la concurrence, pas plus vous que moi. Pourtant ne pas avoir de concurrent signifie qu’il n’y a pas de marché solvable. Il est pourtant possible de trouver un marché solvable sans concurrent, bref un paradis pour entrepreneur. Le secret ? La stratégie Océan bleu, exposée par W. Chan Kim et Renée Mauborgne, chercheurs au Blue Ocean Strategy Institute à l’INSEAD.
Ces deux auteurs expliquent que les entreprises peuvent être en mesure de créer une nouvelle demande dans un espace encore vierge de toute concurrence ce qui peut lui assurer une forte croissance et des profits élevés. Cet espace vierge, les auteurs l’appellent Océan bleu par contraste avec l’Océan rouge.

D’un océan à l’autre

Deux océans co-existent : un rouge et un bleu. Voyons qu’elles sont les caractéristiques de ces deux océans différents, en commençant par le plus commun.

L’Océan rouge : l’océan de tous les dangers

L’Océan rouge, c’est l’espace déjà connu par tout le monde. Chacun connaît l’ensemble des acteurs existants : clients, fournisseurs, partenaires, concurrents. Les règles sur cet océan sont connues de tous. Le but des entreprises est ici de dépasser ses concurrents en leur prenant des parts de marché en tâchant de ne pas en perdre soi-même.
Ici, le marché est vu comme un espace fini : le camembert que se partagent les concurrents ne peut s’agrandir que très difficilement et une part de marché gagnée, l’est au détriment de quelqu’un d’autre.
La compétition entre les différentes entreprises concurrentes se traduit souvent pas une lutte sanglante, d’où la métaphore de l’Océan rouge. […]

Et si la micro-innovation était la solution ?

Pour beaucoup, l’innovation rime avec révolution et les grands noms qui vont avec : Léonard de Vinci, Edison, Tesla (Nikola, pas la firme créée par Elon Musk). Cela a donc de quoi décourager les plus volontaires d’entre nous.

Et si la solution était plus simple que cela ? Fractionner l’innovation en une multitude de petites innovations plus faciles à mettre en oeuvre ? C’est là des principes de la gestion des grands projets : on les divise en projets plus simples à mener les uns après les autres.

Innover, c’est trouver une solution à un problème

Et si la micro-innovation était la solution ?Innover pour innover n’a aucun intérêt ! N’oubliez pas qu’innover doit avoir une finalité : c’est d’abord trouver une réponse à une question. Ainsi, l’idée est ici de répondre à une question à la fois, comme on mange un énorme steak une bouchée à la fois.

L’intérêt de la micro-innovation : la rapidité pour trouver une réponse. On peut reprendre les principes du Design thinking alors même que le problème est déjà bien identifié. Ces problèmes sont typiquement ceux que toute organisation a : répartition claire des dossiers des salariés en congés, rangement de la documentation pour qu’on ne passe pas 1 heure à chercher un livre, création de devis identiques par chaque chargé d’affaires… […]